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Canada 2016 - Ce pays, ce n'est pas un pays, c'est l'hiver

12 octobre 2016Chers abonnés ! Nous vous savons impatients de découvrir la suite de nos aventures palpitantes. Alors le mail d'aujourd'hui sera consacré notre adaptation à la vie dans le Grand Nord : sièges chauffants, système anti-dérapage et gratte-gratte pour le pare-brise (merci à RedNick pour la vidéo de préparation mentale à l'hiver canadien). Noooon, je blague...

Mais avant tout, j'ai été saisie d'une réclamation de la part du peuple mouflon (Bighorn in the text). Je me dois donc cette rectification : les 3 beaux encornés du bord du lac Médecine ne mendiaient pas (pour ceux qui ne comprennent pas la référence, veuillez réviser les leçons précédentes). Nous sommes repassés une 3e fois au crépuscule sur cette route très giboyeuse et nous les avons rencontrés de nouveau. Ils étaient accompagnés des mouflones, des mouflets et des mouflettes, formant ensemble une belle troupe de 15 individus qui avaient encerclé une voiture et en léchaient le sel amassé sur les roues et les parechocs.



Dès 8 h ce 12 octobre, le ciel était sans le moindre nuage, j'ai sorti mes lunettes de soleil pour la première fois. Juste au-dessus de Jasper, où nous aurons passé 4 nuits, nous sommes montés au Lac Patricia et au lac Pyramide, au pied du Mont Pyramid. Le soleil du matin, éclairait le paysage de couleurs éclatantes et la montagne se reflétait dans le lac. Et non Patou et Jacky, malgré vos exigences, nous n'avons pas su vous procurer le titre de propriété du Lac Patricia.

 

Nous somme allés jusqu'au départ du télé-féérique, d'où l'on jouit d'une vue dominante de tout Jasper en enfilade. Mais on n'est pas allé en haut, l'un de nous deux ayant le vertige et l'autre étant radin. En vrai, avec la neige fraîchement tombée, toutes les chemins au sommet étaient fermés, alors que nous avions prévu d'y passer une demi-journée. pffff

Nous avons donc rejoint le canyon de Maligne et nous sommes promenés le long de cette gorge étroite et profonde (plus de 50 mètres par endroit). Les indications pour le cheminement sont à l'image de toute la signalisation canadienne, assez déficiente selon nos critères. Mais nous sommes en France tellement assistés par nos sublimes cartes IGN et Michelin, que nous avons sans doute perdu le sens de l'orientation et l'instinct de survie en milieu sauvage. Bref, nous avons pourtant survécu, mais les tours et détours sur des sentiers de chèvres ont laissé des souvenirs pendant 2 jours à nos jambes trop civilisées. Selon ce document, là : http://www.earthsciencescanada.com/geoperspectives/PDFs_fr/vistas6_mc_f.pdf, le Canyon Maligne n'est pas un canyon mais une gorge et s'il recrache plus d'eau qu'il ne semble en collecter, c'est qu'il siphonne en douce tous les étés le Lac Médecine, dont vous vous demandiez tous pourquoi c'était un lac éphémère. Bon, maintenant vous savez.

 

Après une virée shopping à Jasper assez décevante, donc stérile, nous avons lancé notre 3e expédition crépusculaire sur la route du lac Maligne. Et comme les deux premiers soirs, nous avons fait plein de rencontres passionnantes. Des orignaux de nouveau, dont un jeune qui avait une façon perso d'avaler les feuilles : il resserre ses dents sur la branche tout près de son attache et fait glisser sa mâchoire vers le haut jusqu'à l’extrémité, quand il lâche prise, il ne reste plus que le bois et il commence à mastiquer.  Et bien sûr, de nouveau, les maintenant célèbres mouflons du lac Médecine. Nouveauté : une biche, avec son faon, de la marque Cerf mulet ou Mule deer (puisqu'on est en pays bilingue). Elle est reconnaissable à sa robe grise, ses très grandes oreilles et une queue blanche avec la pointe noire. (On commence à être documentés et organisés, encore 2 jours et on sera fin prêts).

 

 

En fin de matinée le 12, nous étions revenus, une 3e fois aux chutes de l'Athabasca pour les admirer sous une autre lumière. C'était toujours aussi grandiose et saisissant ... de froid ! Elle dégage une atmosphère glaciale. La rivière est issue du glacier, 70 km en amont, et tient à se montrer digne de ses origines et de sa destination : l'océan arctique. Malgré le rayon de soleil sur les tumultueux rugissants, les stalactites avaient décuplé depuis la veille.


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