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Canada 2016 - Glaciers et faune

Les 10 et 11 octobre 2016, la route des glaciers nous a donné le même spectacle, faune et glaciers,  mais avec des éclairages différents : le soleil était vraiment éclatant le 2e jour. Le contraste de la neige et du ciel bleu a sublimé les paysages déjà extraordinaires.

Ah ! depuis notre arrivée nous voulions voir des animaux. Eh bien, en Alberta, c'est mieux qu'à Thoiry. Parce qu'il faut chercher, pister, observer et identifier ! Certes on a bien un descriptif illustré de la faune. Mais les bestioles ça bouge tout le temps et ça fait des coquetteries pour montrer son beau profil. Nous avons donc accroché à notre tableau de chasse :

Des mouflons d'Amérique, en deux endroits : un groupe de 3 mâles au bord du lac Medecine. De front au milieu de la route, ils barraient le passage et quand on s'arrêtait doucement, le grand chef venait le long de la fenêtre. De tout évidence ils avaient monté une embuscade pour rançonner les voyageurs : ils mendiaient.

 

A 50 km de là,  deux troupes d'une dizaine de femelles gardaient les mouflets et les mouflettes, et leur apprenaient ce qui est c'est bon pour leur santé : ils raclaient tous en cœur le milieu de la route où s'était amassé du sel après le passage du service de déneigement.

 



3 troupeaux de wapitis juste à la sortie de Jasper, dont 2 avec des bois merveilleux et le port altier qui va avec.

 


et aussi des orignaux, au crépuscule, sur la route du lac Maligne.  8 animaux , dont 2 mâles au port superbe, et l'un qui n'était pas content et commençait à charger la voiture.

 


Et même un joli chipmunk, un tamia en Français, un tic-et-tac quoi, qui mangeait sa pomme de pin avec enthousiasme au-dessus de notre tête en faisant tomber ses épluchures partout.
Au col d'Athabasca, par moins 10°, nous avons commencé à comprendre ce qu'était vraiment cette route des glaciers. Sur 230 km de Lake Louise à Jasper, une longue vallée Nord-Sud serpente entre des glaciers au travers de 2 parcs nationaux, le long de la ligne de partage des eaux. Cette ancienne piste de trappeurs a été aménagée en une route touristique qui concentre tous les superlatifs. Ne serait-ce que par le nombre de visiteurs annuel : 1,2 millions ! Et tous avec leurs perche à selfie. Comme cette bipède abrutie qui se roulait dans l'herbe devant le grand cerf wapiti pour poster le soir même le selfie du siècle.

 


C'est grandiose, mais pas franchement désert. Le glacier d'Athabasca, le plus accessible, car proche de la route, est même exploité sur le mode intensif : exploration avec guide sur le glacier, mais surtout accès au glacier par bus $$$. Les simples baladeurs du dimanche n'ont accès qu'au front du glacier, courte balade raide et glissante qui se fait en moins d'une heure, tandis que leur parviennent, dans cette nature sauvage, n'est-ce-pas, les effluves d'échappement des gros cars qui montent jusqu'en haut du glacier chargés de gens qui payent.

Le glacier d'Athabasca disparait peu à peu. En 125 ans, il a perdu la moitié de son volume et s'est rétracté de 1500 mètres. D'ici un siècle peut-être, il aura fondu, sera remplacé par une forêt et le lac qui a commencé à se former à son pied, s'étendra, comme il en est de tous les lacs de la vallée, témoins des glaciers disparus. Quelques siècles de plus et les torrents qui dévalent la montagne, charriant des débris de roche et de terre, finiront par combler ces grands lacs, c'est actuellement le stade du Lac  Moraine, il commence à se rétracter. Or ces glaciers, comme l'Athabasca, constituent la ressource en eau douce de tout l'Ouest de l'Amérique du Nord. Leur disparition implique la désertification de ces terres. Le réchauffement climatique, responsable de cette évolution, est, au moins en partie, due aux activités humaines.

 

Les chutes d'Athabasca sont très spectaculaires. Des canyons où s'engouffrent des tourbillons puissants d'eau bleue. Le lac Peyto était un peu plus que sympa. L'un et l'autre ont donné lieu à des balades féériques, parfois raides : il n'y avait pas que la vue pour couper le souffle, la grimpette aussi. Mais avec la neige verglacée et piétinée, on avait au moins l'excuse de la précaution anti-glisse pour le faire lentement, hmm mais pas toujours dignement ...

 

 

That's all, folks. A bientôt pour de nouvelles aventures avec Kat et Cissou.


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